mardi 9 juin 2015

bulletin n° 284 "Le vieux Chacal"

Chers Amis

J’ai pris la fonction de Président de l’Amicale en ce début d’année 2015, à la suite du décès de Monsieur Guy DEFAIX.
Je voudrais me présenter. Je suis le fils de Monsieur Charles DECOURTIL qui a servi  au 8e Zouaves sur le camp de  Mourmelon le Grand de 1938 à 1940 à la 3e Cie. J'ai 52 ans et travaille comme mécanicien au Ministère de la Défense comme ouvrier d'Etat depuis 1983 sur le camp Militaire de Satory à Versailles
Mon père est décédé en 2007 à 89 ans. J’ai dans mes souvenirs ses récits concernant le 8e Zouaves sur les plages de Dunkerque en 1940 et sa vie de prisonnier de guerre en Allemagne.
Il était très attaché à son régiment et c'est pour lui que je veux m'investir dans l'amicale.
La seconde raison vient de mes recherches sur le 8e Régiment de Zouaves, j’ai découvert un régiment exceptionnel qui était depuis sa création, en 1914 jusqu’en 1962, la fierté de ses chefs.
En consultant l’historique du 8e Zouaves, j’ai découvert une partie de l’histoire de France que je ne connaissais pas où mal.
Pendant la Grande Guerre, le 8e Régiment de Zouaves était déjà avec la Division Marocaine, reconnu comme un régiment d’élite, il était envoyé très souvent dans les coups durs. La liste impressionnante des Zouaves « Morts pour la France » le prouve.
De 1919 à 1933, nous le trouvons en Algérie à Oran où  il participera  à la Guerre du RIF dans le nord du Maroc de 1925 à 1926 contre  la République Rifaines d'Abdelkrim. Il est dissous pour la 1ère fois en 1933.
De retour en France, en 1934, le futur général DAME Pierre, alors colonel, va remettre sur pied le 8e Zouaves à Mourmelon le Grand, afin qu’il devienne un régiment professionnel avant l’heure, il va le former aux nouvelles techniques de guerre.
En septembre 1939, il est envoyé avec la 12e D.I.M du général JANSSEN sur la ligne de front dans le cadre de l’opération de la Sarre. Nous le retrouvons de nouveau, toujours avec la 12e D.I.M,  le 10 mai 1940, dès les premières heures de l’attaque allemande en Belgique aux environs de Gembloux. Il disparaît sur les plages de Dunkerque, fait prisonnier par les Allemands.
En 1945, il va renaître à partir du 7e bataillon F.F.I des Côtes du Nord et du  5e bataillon F.F.I d’Arles. Ces deux bataillons vont être envoyés en A.F.N, le 1er au Maroc (Rabat- Ouezzane), le second en Algérie (Arzew). Il changera de nombreuses fois de dénominations (8e ½ brigade de Zouaves) jusqu’à sa dissolution en 1959.
Recréé de nouveau en Algérie dans l’Oranais  (Le Telagh) début 1959, il participera au maintien de l’ordre avec son commando 295,  jusqu’à la fin de « la guerre d’Algérie » en 1962.

Nous pouvons tous  être fiers de tous ces Zouaves qui ont servi  la France.
Le drapeau du 8e Zouaves est décoré  de la croix de guerre (7 palmes) et de la Légion d’Honneur pour ses actes de bravoure pendant la Grande guerre.
Comment ne pas s’investir pour faire perdurer la gloire de ce régiment et de le faire connaître aux plus jeunes. 
Je me suis lancé à la suite de l'assemblée  dans une campagne d'adhésions auprès de mes contacts que j'avais eus pendant mes recherches sur le 8e Zouaves. J'ai déjà reçu de nombreuses adhésions en plus des fidèles de l'Amicale. J'en suis très heureux.
Anciens et nouveaux adhérents, vous êtes les ambassadeurs de l'Amicale, je vous demande de la faire connaître autour de vous, de la représenter  à chaque occasion qui vous paraitra nécessaire.
L'Amicale a des adhérents dans toute la France et  j'aimerais beaucoup que dans chaque région, un de nous devienne  le correspondant régional de l’Amicale.
Cela est difficile pour beaucoup de se déplacer, vous pourrez ainsi vous rassembler, vous retrouver de temps en temps et créer des liens entre vous.
Je voudrais également que le bulletin de l'Amicale "le Vieux Chacal" soit un  lien entre nous tous. Chacun de vous pourra participer à sa rédaction en nous envoyant  des photos, des documents, des récits que nous publierons avec un grand plaisir.

Jean-Pierre DECOURTIL



184e Anniversaire de la création des Zouaves
Cérémonies du 15 mars 2015
  

Si le 183e anniversaire de l'union des Zouaves se déroula sous un soleil printanier, il n'en a pas été de même cette année. Temps froid, vent tout le long de la route pour nous rendre à NAMPCEL. Heureusement  qu'il y avait le café et les croissants qui nous attendaient.
Nous voilà partis en convoi pour la 1ère étape, la stèle du 2e Zouaves de la Ferme de QUENNEVIERES où les représentants du 2e Zouaves y déposent une gerbe.
Nous plions les drapeaux et telle une chenille géante, nous nous dirigeons par un chemin à travers champs jusqu'à la Butte des Zouaves. Dépôt de gerbes  et deux écoliers déposent deux  bouquets, un à la plaque des 2e et 9e Zouaves, tombés en ALGERIE et l'autre à la plaque des fusillés de la 2d Guerre Mondiale.
Les drapeaux se forment en rang et partent pour le Jardin de la Mémoire des Zouaves. Lever des couleurs et dépôt de gerbes. Allocution de M. Fabrice d'ARANGO, maire de Moulin sous Touvent et du lieutenant colonel LEMMET, président de l'Union des Zouaves.
Nous replions les drapeaux et nous partons pour l'église de CARLEPONT où se déroule le service religieux. Pendant le sermon, le prêtre fait allusion au recours déposé devant le tribunal administratif d'Amiens, par le propriétaire d'une décharge adjacente au périmètre de protection de la Butte des Zouaves, pour la faire déclasser et ainsi pouvoir agrandir sa décharge.
A la sortie de la messe, il pleut pour la dépose de gerbes au monument aux Morts de CARLEPONT. Le 9e Zouaves dépose une gerbe devant la plaque qui est située sur la face de l'église, qui rappelle que ce régiment  a été formé sur ce lieu.
Pour la dernière étape, les drapeaux se mettent en formation pour descendre jusqu'au cimetière où le 4e Zouaves dépose une gerbe au carré militaire.  Nous reprenons les voitures pour nous diriger vers NAMPCEL où nous attendent un vin d'honneur et un repas bien mérité.
Nous nous quittons après avoir chanté la Marche des Zouaves et le chant des Africains en espérant tous nous revoir l'année prochaine en bonne santé.

Edouard Robineau.


Situation financière de l’Amicale.

 
Le bureau a décidé de clôturer le compte CCP à la Banque Postale, les frais de gestion étant trop important par rapport au peu d'argent déposé. En effet, le solde était de 101.47 € au 29 janvier 2015. Le solde après paiement des frais de gestion et clôture sera versé sur le compte de la caisse d'Epargne.

A ce jour, je n'ai toujours pas accès aux comptes de la caisse d'Epargne , j'ai rendez vous avec un conseiller début juin seulement.
Je ne peux pas vous donner un état financier exact . cela sera fait dans le prochain bulletin. Toutes les factures ont été réglés, sauf des gerbes payées par l"UNZ.

Nous  avons aujourd’hui seulement 49 adhésions, alors que M. ROBINEAU avait envoyé 151 bulletins.
Je vous remercie de vous mettre à jour de la cotisation 2015 au plus tôt. Vous avez la possibilité de payer en deux fois, si vous le désirez (2 chèques).
Merci également de nous informer si vous ne désirez  plus être adhérent à l’Amicale et ne plus recevoir le bulletin.
Les adhérents qui ne seront pas à jour de cotisation 2015, seront radiés automatiquement de l'amicale malheureusement.

J’aimerais avoir votre avis sur plusieurs points.
·         Création de section régionale (si une personne est intéressée pour tenir le rôle de  correspondant).
·         Allumage de la flamme du soldat inconnu, à Paris (si intéressé, me prévenir).
·         Versement d’un don au Souvenir Français (le Souvenir Français entretient  les sépultures de nos soldats morts pour la France)



Nos Zouaves  à  l'honneur

 

ü  Edouard BOURNAUD a eu 101 ans en février 2015.
ü  Raymond ROGER a eu 100 ans en septembre 2014.(Mourmelon, 36/37 puis 39/40, 5e Cie, Chef de Bataillon GASTAUD)
ü  Léon ACOT  a eu 101 ans, le 28 octobre 2014 à Biarritz, (8e Zouaves, 1934, Mourmelon le Grand, 3e bataillon - Chef de bataillon FROT).

Et  notre plus jeune

ü  André BOUVET a eu 98 ans le 11 décembre 2014  (8e Zouaves, 1937, Mourmelon le Grand, C.R.C)

 

Archives du 8e Zouaves



Voici les  cotes d’archives concernant le 8e Zouaves que vous pouvez consulter au SHD de Vincennes.

1914-1918 :
4 M 120 (historique) ; 26 N 842 /1  à 26 N 842 /5  - 2e Bataillon : 26 N843 /1 et 26 N843 / 2 (J.M.O)
1919-1933 et 1934-1940 :  
34 N 248 et 34 N 249  - 12e D.I.M : 32 N 76
1945-1962
13 P 37 (bataillon F.F.I. des Côtes du Nord) –  7 U 397 et 7 U 398 (Maroc et Algérie) – Sous série 1 H (Algérie de 1945 à 1967).


 

Agenda 2015


·         15 mars  -  Commémoration du 184e anniversaire de la création du Corps des Zouaves.
·         Du 23 au 31 mai – Exposition 75e anniversaire « Opération dynamo » à  Bray dunes .
·         25 mai  - Commémorations à Coxyde  (Belgique).
·         30 et 31  - Commémorations  12e D.I.M, Bray Dunes -  Haubourdin – Fort des Dunes (Leffrinckouhe).
·         7 juin -  Commémoration à Temploux
·         27 juin -  réunion  et repas Amicale à Cossé le Vivien.
·         6 septembre – Commémorations de la Bataille de la Marne – Mondement.

Prendre contact,  avec  M. ROBINEAU, pour plus de renseignements (tel : 01 45 91 06 38).


 


Avis de recherche

Je souhaite collectionner tous les bulletins « le Vieux Chacal » pour  enrichir  les archives de l’Amicale du 8e Zouaves. Merci de me contacter si vous voulez les offrir à l’Amicale.   Jean- Pierre Decourtil.

                                                                In MEMORIAM

Début janvier 2015, j'ai appris par la famille de Louis BOULEAU, son décès. Il aurait eu 99 ans en septembre 2015. Je lui avais souhaité les vœux de la nouvelle année peu avant.
Il était adhérent à notre amicale malgré qu'il ne soit pas Zouaves.
Appelé le 15 octobre 1937 au 106e R.I. Muté le 15 février 1938 au 6e Escadron du Train dans la section de secrétaires (dactylographe) d'état-major et affecté à Chalons sur Marne au Q.G de la 12e D.I.M commandée par le Général JANSSEN.
Fait prisonnier en juin 1940 à Dunkerque , il est transféré à Lille puis toujours à pied, en Hollande à Terneuzen. Le 25 juin , il arrive au Stalag X A et est affecté à un Kommando de travail.
Après cinq ans de captivité , il est libéré le 2 Mai 1945 par les forces britanniques et rapatrié le 25 mai 1945. Il avait effectué des recherches sur le drapeau du 8e Zouaves (nous retrouverons les résultats de ses recherches dans le prochain bulletin).

Le retour du "Vieux Chacal"  nous a appris le décès de notre contrôleur aux comptes Pierre CLAVIER. Il serait décédé quelques jours avant Noël 2014. Pierre s'était engagé à 18 ans en 1938 au 8e Zouaves à Mourmelon Le Grand. Il avait fait la campagne en mai 1940 en Belgique et fait prisonnier à Bray Dunes avec beaucoup de ses camarades.

Fin décembre, un appel téléphonique d'André AUBRY nous apprenait le décès d’Henri HESTEAU. Il aurait eu 100 ans le 28 juin 2015.
Incorporé en octobre 1936 au 8e Zouaves au camp de Mourmelon, libéré fin septembre 38, après avoir fait 15 jours de  rab, suite au bluff d’Hitler lors des accords de Munich. Il est rappelé en mars 1939 pour une période indéterminée.
 Monsieur HESTEAU avait  écrit le récit de son évasion dans le Vieux Chacal, il y a quelques années.

Lors de la grande offensive allemande déclenchée le 10 mai 1940, le 8e Zouaves était en repos à LOUVROIL (Nord). Chauffeur de camion au 1er bataillon avec mon Latil, nous arrivions tard dans la nuit aux portes de NAMUR. Ce fut alors la retraite, avec les décrochages et les combats d'arrière-garde. Les camions n'étant plus utiles dans ce genre d'affrontement, tout le train-auto du 1er bataillon, soit une vingtaine de camions, remonta vers la mer et s'installa à MALO-LES-BAINS en attendant notre régiment que nous avions quitté à VALENCIENNES et qui, à pied, et en livrant combat, espérait le salut avec la mer et un embarquement facultatif.
Occupant une belle villa du front de mer de MALO-LES-BAINS, nous avons assisté à l'embarquement dramatique, sous les Stukas, de l'armée anglaise et d'une partie de l'armée française. Puis, ce qui restait du 8e Zouaves, après un sérieux accrochage à LILLE, arriva pour prendre position à BRAY-DUNES et ce, jusqu'au soir du 3 juin où nous décrochions afin de nous replier sur les plages de DUNKERQUE. La nasse s'étant refermée, nous fûmes faits prisonniers le 4 juin 1940 au matin.
Une bonne partie du 8e Zouaves  a été  regroupée au Stalag VI C à Vreden. Quelques jours après notre arrivée au camp, un Alsacien, servant d'interprète, nous fit part de la constitution d'un Kommando pour aller travailler dans des fermes. Aussitôt, 30 Zouaves affamés furent volontaires et c'est ainsi que nous sommes arrivés à VREDEN pour former le " Kommando 198 ", un endroit privilégié pour un futur candidat à l'évasion, en raison de la situation pas très éloignée de la Hollande au nord-ouest de l'Allemagne.
Le 4 juin 1942, avec Louis GUILLOT dit " P'tit Louis et  trois sous-officiers de carrière du 8e Zouaves (Lucien COIZY de Trépail (Marne), Désiré GODITIABOIS et son beau-frère Victor DELTOUR tous deux de Tourcoing), nous tentons la belle. Peu de temps après pour éviter de se faire repérer, nous nous séparons. Les trois sous-officiers partent de leur côté mais se font reprendre en Hollande.
Après la traversée de la Hollande et de la Belgique, nous arrivons à Paris, puis direction Dijon et ensuite Chalon sur Saône où un passeur nous fait passer en zone libre. Nous nous sommes présentés à la gendarmerie de Saint Rémy, première ville libre, qui nous a dirigés sur Bourg en Bresse où nous étions provisoirement démobilisés.
Le gouvernement de Vichy offrait aux évadés qui le désiraient, un séjour de 3 semaines pour remise en forme à Bagnères de Luchon, dans un hôtel affecté spécialement pour les évadés de la zone occupée.
Le séjour terminé, nous devions nous faire démobiliser définitivement à Toulouse.

                                                             

                                                           Un peu d'histoire



Il y a 100 ans, le 8e Zouaves (Division Marocaine) est envoyé dans l’Artois au nord d’Arras (Mont Saint Eloy – Neuville  Saint Vaast), il est sous les ordres du LCL  MODELON et du  général PETAIN, commandant le 33e C.A.

Champagne « Sillery »  (février  - avril 1915)
Les 7 et 8 février, le 8e Zouaves arrive dans la région de Reims, la 2e brigade étant ramenée aux côtés de la première, pour reformer la division Marocaine. Les bataillons, après quelques jours de repos et de réorganisation reprennent leur ancien secteur de Sillery qu’ils ont quitté le 10 novembre 1914, entre le bois des Zouaves et le fort de La Pompelle. Les mois de mars et d’avril s’écoulent dans un calme complet qu’interrompent par instants des duels d’artillerie sans violence. Le 21 avril, le 8e Zouaves est relevé et rejoint les flancs de  la montagne de Reims.

Bataille d’Artois (9 mai -16 juin 1915)
Trois dates célèbres pour le 8e zouaves! Le 9 mai la victoire le toucha de son aile. Pétain commandait. Les canons sonnaient fort dans l'air clair du matin. Les Zouaves sont en réserve. A 10 heures, l'attaque. à 11 heures, les tirailleurs sont à la côte 140. A midi les Zouaves sont à la grande route d'Arras. Les renforts allemands arrivent de toutes parts. Ils contre attaquent. Les Zouaves fauchent ces contre-attaques de leur feux, puis contre attaquent eux-mêmes au son du clairon. Ils sont très en pointe sur le reste de la ligne, au petit chemin creux, depuis fameux, sous le nom de chemin des Zouaves, qui va de Souchez à Neuville Saint Vaast. Le 11 mai, la bataille reprend. Il faut prendre la côte 140. L'attaque partira de chemin creux à 14 heures. Pris de flanc par les feux de mitrailleuses et de 77, d'une violence inouïe, les Zouaves sont fauchés, mais ils tiendront tant qu'on voudra.

1ère Citation : 8 septembre 1915, de la Xe armée :
Le 16 juin, sous les ordres du lieutenant-colonel MODELON, a brillamment enlevé à la baïonnette, quatre lignes de tranchées allemandes, et s’y est maintenu, malgré les violentes contre-attaques de l’ennemi, sous un feu intense d’artillerie et de mitrailleuses. Alerté dans son cantonnement de repos, pour reprendre ces mêmes tranchées perdues, s’en est de nouveau emparé le 12 juin, par une charge à la baïonnette menée avec un élan remarquable.

Champagne (septembre – octobre 1915)
Sera-ce pour cette fois? Les troupes sont nombreuses dans les bois de sapins de la champagne pouilleuse. La préparation d'artillerie dure trois jours. L'artillerie de tranchée travaille déjà fort. Le 8e Zouaves est près de bois Sabot, en face de la butte de Souain. Les longs boyaux s'allongent dans la craie blanche. Le 25 septembre, à 9h15, sous un ciel brumeux, par une pluie fine, le 8e Zouaves s'élance, 3e bataillon en tête. Il faut tourner le bois Sabot. Une heure après, le bois était à nous avec des prisonniers, des canons, du matériel. Mais à la butte de Souain, les allemands ont une seconde position intacte que l'artillerie n'a pas détruite. Toutes les attaques viennent se briser sur les réseaux de fils de fer. L'ennemi contre-attaque en vain. Les morceaux de France que les Zouaves du 8e ont reconquis, ils les gardent.

(Extrait de l’Historique du 8e Zouaves)


Il y a 70 ans,  Il est créé à la date du 1er décembre 1944, un bataillon de sécurité dans les Côtes du Nord, cette formation prend la dénomination suivante. « Bataillon de Sécurité des Côtes du Nord »
Le Bataillon de Sécurité des Côtes du Nord créé par procès-verbal n°55, en date du 1 décembre 1944 prend la dénomination, à compter du 1 février 1945 de « 1er bataillon du 8e Régiment de Zouaves » en exécution de la D.M n°1331 EMGG/I du 4 février 1945.

Le 1er Février 1945, par D.M 1331 EMGG/1 du 4/02/1945, le 5/15 de la 1/2 brigade Rhône Durance est désigné à partir en AFN et prendra l'appellation de «  2e bataillon du 8e Zouaves ». 
Le 1er bataillon est commandé par le chef de bataillon  HEURTIER Constant, puis par  le chef de bataillon GALABRU.
Le  2e bataillon est commandé par le capitaine VIAL Eugène, puis par  le chef de bataillon HENRY Paul.
Le 8e régiment de Zouaves est reconstitué à deux bataillons destinés  à l’Afrique du Nord.